L’exception c’est maintenant!

Avant de débuter, je souhaite féliciter les 2 bonnes réponses à la devinette de la semaine dernière.

Ils gagnent respectivement un plan social chez Air France et la sortie de la Grèce de la zone €uro : ne me remerciez pas.

Cette semaine je voudrais revenir sur la chronique d’un caillou dans la chaussure annoncé.

Au cours de la campagne, la plaie béante du programme de François HOLLANDE dans laquelle la droite a retourné à l’envie son couteau rouillé fut l’annonce de l’embauche de 60 000 fonctionnaires à l’éducation nationale.

A n’en point douter, ce qui pollue l’état de grâce du gouvernement AYRAULT est la déclaration de notre Président normal avant l’élection : « Moi Président de la République, je ne m’entourerai pas de collaborateurs condamnés par la justice ».

Voilà voilà.

Sur le papier, rien de révolutionnaire : on restait dans la droite ligne de l’intransigeance manifestée à l’égard du gouvernement sortant.

Oui mais…

Entre la « théorie » cousue de fil blanc que l’on peut brandir la main sur le cœur et la real politik, il n’y a qu’un pas : celui des exceptions.

Qui peut décemment jeter la première pierre à Jean-Marc AYRAULT unanimement considéré comme un serviteur intègre de l’état et dont la condamnation ne figure plus au casier judiciaire ou un Arnaud de MONTEBOURG condamné à 1€ symbolique pour outrage ?

Re-oui mais :

François HOLLANDE n’avait pas déclaré la main sur le cœur : « Moi Président de la République, je ne m’entourerai pas de collaborateurs condamnés par la justice, SAUF si ce sont des mecs biens, ou condamnés il y a longtemps, ou pour pas grand-chose, ou si globalement je pense que la balance délinquant/homme blanc comme neige penche sérieusement dans le bon sens selon un système d’évaluation personnel dont je me réserve le droit de modifier en cours de route les critères et le périmètre enfin voilà quoi, on va pas charrier ».

A l’image du judo, l’intransigeance et l’affirmative dont on fait montre dans ses jugements ou ses affirmations se retournent contre vous à la première déconvenue (le Président sortant en sait quelque chose).

Mais si les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, les Français ne toléreront pas non plus un défaitisme annoncé (on reproche déjà à notre Ministre du redressement productif – non mais franchement ce nom- d’avoir déclaré qu’il ne sauvera pas toutes les entreprises en difficulté).
Quelle solution pour l’homme politique moderne, intègre et raisonnable ?

L’obligation de moyen.

Plutôt sur de s’engager sur du définitif (au risque de devoir ajouter une astérisque et une liste longue comme un jour sans pain d’exceptions et de clauses libératoires) ou d’annoncer que l’on échouera probablement: se borner à présenter des moyens.

Faire campagne sur ses capacités plutôt que sur ses réalisations hypothétiques.

Proposer par exemple de ne pas s’entourer de collaborateurs ayant été mêlés à des faits judiciaires de nature à mettre en doute leur intégrité.

S’engager à mobiliser tous les moyens du ministère pour assurer les meilleurs chances de succès à toutes les entreprises en difficulté dont les dossiers seraient portés à sa connaissance.

Pour ma part, je m’engage à faire de mon mieux pour poster prochainement un nouvel article 🙂

Bonne journée !

AR

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